Témoignages

J’appuie cet appel en faveur d'un système de santé public parce que...

Il faut recentrer les efforts sur le vrai débat, qui est d'améliorer l'accès aux meilleurs soins pour l'ensemble de la population, tout en faisant connaître les meilleures solutions publiques pour les généraliser avec rigueur à l'ensemble du réseau.

Simon Turcotte, médecin résident en chirurgie

J’appuie ce texte car il reprend, une fois de plus, les principaux faits qui montrent que la privatisation n'est pas la solution. Il est étonnant de voir combien il est difficile de faire passer les idées simples et pleines de bon avancées dans le texte.

AP Contandriopoulos, groupe de recherche interdisciplinaire sur la santé (GRIS) de l'Université de Montréal

J'appuie cette déclaration parce que:

  1. Je suis un humaniste: je crois que l'accès à des services de santé est un droit pour tous les membres de notre société.
  2. Je ne suis pas un "créationniste", mais un scientifique: les études scientifiques montrent que, tout en étant perfectible, un système public de santé comporte plus d'avantages que d'inconvénients pour une société, surtout si on valorise l'accès aux services de santé pour tous.

Régis Blais, professeur département d’administration de la santé de l'Université de Montréal

J’appuie cette déclaration parce que jamais, où que ce soit, les soins de santé ne devraient être un privilège octroyé selon la fortune. Être soigné est un droit fondamental lié à la dignité humaine et au respect le plus élémentaire de la personne. Soigner devrait toujours être un geste d’empathie et de solidarité, jamais un geste discriminant les uns au profit des autres.

Jean-Pierre Charbonneau, ex-ministre et ex-président de l’Assemblée nationale

J'appuie cette déclaration parce que, en tant qu'économiste de la santé, et professeur à McGill, j'ai eu l'occasion d'étudier une bonne partie de la littérature scientifique que la déclaration mentionne, et aussi des écrits de la droite tels ceux de l'Institut Fraser. Je ne suis pas nécessairement d'accord avec toutes les positions avancées dans la déclaration, mais il me semble tout à fait clair qu'un accroissement de la privatisation (déjà plutôt avancée au Canada, y compris au Québec, comparativement à plusieurs autres pays industrialisés) ne résoudra aucunement les problèmes d'attente qui attirent tant l'attention des médias - sauf pour les mieux nantis.

J'appuie la déclaration aussi parce que, personnellement, je préfère une société plus solidaire à une société plus individualiste. Notre système public s'améliore progressivement - ce que les médias ne font pas souvent ressortir - et il faut continuer les efforts en ce sens.

Eric Latimer, économiste de la santé, professeur Université McGill

J'appuie cette déclaration parce que je suis convaincue qu'on est loin d'avoir tout essayé pour faire fonctionner convenablement notre système public de santé et de services sociaux et que ce n'est ni la sacralisation du "privé", ni l'abandon de nos devoirs politiques de ce champ de responsabilité collective, qui apporteront des solutions durables et équitables aux maux dont souffrent actuellement ce système, cela sans parler des nombreuses dérives (dégradation et perte de crédibilité des services publics, difficulté d'accès pour de nombreux groupes de la population à des soins de qualité, déficit démocratique dans la gestion du système de santé et de services sociaux, etc.) dont ces options sont porteuses.

Sylvie Morel, économiste Université Laval

J’appuie cette déclaration parce qu’elle est une pierre importante de la forteresse que le peuple québécois doit construire pour empêcher que des parasites de la médecine mercantile et de l’assurance privée et leurs chiens savants de l’économie anti-sociale ne parviennent à lui voler l’un des biens les plus précieux de son patrimoine collectif, soit un système de soins de santé public fondé sur le partage plutôt que sur le clivage et qui permet à tout le monde, aux très riches comme aux plus pauvres, de se faire soigner sans se ruiner.

Gilles Dussault, président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

J’appuie cette déclaration parce que les inégalités en santé sont déjà outrageusement criantes et qu’elles ne peuvent que s’intensifier avec la privatisation.

Denis Bourque, professeur UQO et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en organisation communautaire

J'appuie cette déclaration parce que l'accès aux ressources dans les domaines de la santé et des services sociaux est la condition première d'une égale humanité. Dans une société fondée sur des valeurs d'égalité, d'équité, de justice sociale et de respect de la dignité des personnes, on ne saurait concevoir que pour des raisons de fortune ou d'appartenance de classe, certaines et certains aient accès mieux et plus rapidement que les autres à ces services essentiels. Une telle vision des choses est une négation de ce pour quoi des générations de Québécoises et de Québécois se sont battus, c'est renier une part du meilleur de nous mêmes. Et c'est intolérable.

Henri Lamoureux, écrivain et socioéthicien

J'appuie cette déclaration parce qu'il y a urgence qu'une voix s'élève et fasse entendre les perspectives en santé qui mettent en priorité l'intérêt général.

Une autre raison motive mon appui : l'appel met aussi de l'avant quelques propositions nouvelles pour compléter le réseau public: par exemple des coopératives dans le secteur de la santé (services de proximité de type nouveau), ce qui manque grandement dans un certain nombre de communautés locales.

Louis Favreau, sociologue de l'Université du Québec en Outaouais

Je considère qu’on ne peut plus laisser le champ libre à la fraude intellectuelle et à la campagne idéologique menée par ces néo-conservateurs (Neocrazies) de l’école de Calgary qui a fabriqué Harper et alimente un discours d’extrème-droite au Canada répercuté par le Fraser Institute et sa succursale ici : l’Institut économique de Montréal.

Ce groupe de Calgary rassemble entre autre des gens comme Barry Cooper qui milite pour l’abolition du Welfare state; Tom Flanagan, le penseur de Harper qui croit que les autochtones doivent être assimilés, David Bercuson qui a un jour suggéré qu’il fallait se débarrasser du Québec pour que la Canada prospère, ainsi que Rainer Knopff et Ted Morton, qui prétendent que le pays a fait l’objet d’un rapt par une Cour suprême virée au rouge et qui combattent au nom du marché et de l’individualisme, tout droit collectif et toute intervention de l’État.

Georges Lebel, avocat Professeur Sciences juridiques UQAM